mercredi 28 avril 2010

Charles dit...

"Je ne suis pas un homme d’acier. Evidemment, j’ai l’air solide et je le suis mais le fait que je comparais devant la Cour de justice de la République me touche. Je suis humilié en tant qu’homme public qui a toujours servi son pays et continue de le faire. Je suis blessé, je suis meurtri. Des collaborateurs auxquels j’avais donné ma confiance se sont servis de mon nom, se sont compromis pour de l’argent, des gens qui appartiennent à des grands corps de l’Etat!"

Comme c'est beau... Même pour leurs plaidoiries, ils ont des nègres... 

mardi 27 avril 2010

lundi 26 avril 2010

Barbecue.

Ce week-end, on m'a proposé de participer à un "barbecue géant". Enivrante perspective, avec le retour des beaux jours et l'arrivée du printemps. Malheureusement, j'ai dû décliner l'invitation. Ce week-end pour une fois, je n'avais envie de brûler personne...


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Aujourd'hui, si je me laissais aller, ce ridicule petit espace d'expression, virtuel et anonyme, ne servirait qu'à cracher ma bile, vomir ma haine, contre toutes celles et ceux qui m'ont fait du tort ou, tout simplement,  un tant soit peu exaspérés. Je noircirais des lignes, règlements de compte sur règlements de compte, je montrerais à quel point je suis aigri, blasé, pourri de l'intérieur, je pisserais sur la vie, je chierais sur mes proches, grossissant chaque défaut comme une tare incurable, les brandissant comme preuve de l'inutilité de la vie. Dépeindre ainsi l'humanité comme une erreur, une souillure, dans un brouillon cachant à peine que la souillure en réalité, l'accident, encore et toujours, c'est moi, c'est moi, ce n'est que moi...

... Mais je n'ai jamais appris à me laisser aller.

jeudi 22 avril 2010

Paradoxe.

Demain, je meurs; l'espoir fait vivre.

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On cherche le salut dans l'oubli; Mais le seul oubli salutaire serait un oubli total, infini, une amnésie aux dimensions d'un univers. Oublier jusqu'au fait d'être vivant.

lundi 19 avril 2010

Citation

Un ouvrage est fini quand on ne peut plus l'améliorer, bien qu'on le sache insuffisant et incomplet. On en est tellement excédé, qu'on a plus le courage d'y ajouter une seule virgule, fût-elle indispensable. Ce qui décide du degré d'achèvement d'une oeuvre, ce n'est nullement une exigence d'art ou de vérité, c'est la fatigue et, plus encore, le dégoût.

Cioran - "De l'inconvénient d'être né".

mardi 23 mars 2010

Frustration

Marre d'être à sec le 20 de chaque mois. Marre de me sentir encore plus seul quand je suis en couple que célibataire, ou quand je vis à 5 ou 6 dans un même appart' que quand je dors tout seul sur un banc. Marre d'être impuissant devant le malheur des gens que j'aime. Marre du reflet de ma gueule fatiguée dans le miroir. Marre des gens pitoyables qui réussissent à tout ce que j'échoue. Marre de boire pour oublier que j'suis alcoolique. Marre des gens qui n'ont qu'un seul sujet de conversation dans leur vie. Marre des gens qui n'en ont aucun. Marre des gens dans le métro. Marre des gens. Marre. Bon. La soirée s'annonce bien, ce soir.

jeudi 9 juillet 2009

Internet aujourd'hui : un minitel 2.0 ?

Petite conférence qui date de 2007 sur les évolutions (techniques comme économiques) de l'Internet vers un modèle "Minitel" (cad centralisé). Long (une petite heure) mais intéressant.

L'intervenant s'appelle Benjamin Bayart, président du FAI alternatif French Data Network (FDN).

lundi 6 juillet 2009

le clown triste - I


Il est là, grand et distingué, avec son haut de forme et son costume impeccable. Il est là, au centre de la scène, cette grande scène ronde et ensablée trônant sous le traditionnel chapiteau. Les tigres regagnent les coulisses et passent devant moi, tandis que Monsieur Loyal commence à m'annoncer. J'écrase ma clope après le passage du dompteur et de son fouet à la Indiana Jones. Enma, l'imposante Enma, vérifie et retouche rapidement mon maquillage. Loyal crie. « Le clown triste ! ».

vendredi 26 juin 2009

... Et le soleil ? Il s'éteint quand, celui-là ?

J'emmerde tous ces gens qui pleurent à la demande lorsque TF1 leur annonce la mort d'une étoile, puis qui se battent et se déchirent pour l'héritage à chaque enterrement d'un proche. J'emmerde tous ceux qui ont plus d'empathie pour un vendeur de disques que pour le clochard, bien en vie pourtant, du coin de la rue. Je vomis sur ce monde où l'on obtient l'immunité juridique en inventant 3 pas de danse. Je crache sur cette logique absurde qui efface la mémoire des morts, pour n'en laisser qu'une fausse image positive et formatée de bonté, de talent, de cœur, en un mot, de sainteté.

Et pour tous ceux qui font de la mort quelque chose de "mal", de "triste", de "douloureux", alors que, pas plus que moi ou que quiconque, ils ne savent ce que c'est, je n'adresse que mon plus profond mépris.

Bénissez les cyniques et les imbéciles. Les premiers doutent à votre place, les seconds sont trop bêtes pour être aussi faux que vous. Bénissez les : C'est peut-être ce que nous avons produit de moins pire. Un vendeur est mort, ce soir. Et le soleil, il s'éteint quand ?