mercredi 24 juin 2009

Happy New Year Acid Trip [2/4]

Une éternité d’attente ; à marcher le long du quai ; observant l'eau sale couler le long du caniveau; fumant clope sur clope. Mon corps grelotte et mon âme a la chair de poule. Un tramway, aussi vide que les rues, se décide enfin à s’arrêter.

lundi 15 juin 2009

ATTENTION : Le bricolage tue vos enfants.

Je ne sais pas comment c'est arrivé, mais voici ce qui s'est incrusté dans mon lecteur de flux RSS ce matin :

"La Fédération des magasins de bricolage et de l'aménagement de la maison (FMB), en partenariat avec la Commission de la sécurité des consommateurs (CSC) et la Fédération européenne des services d'urgences de la main (FESUM), lance une nouvelle semaine de la sécurité du bricolage dans les magasins et à la maison. Du 15 au 21 juin, des milliers de familles seront sensibilisées aux accidents infantiles et de la main.

Auparavant réservé aux professionnels, ce programme de prévention destiné à limiter les risques d'accidents liés au bricolage s'adresse aujourd'hui au grand public. Face à une fréquentation des magasins de plus en plus familiale, la FMB met l'accent sur les dangers infantiles."

C'est bien. Mais ce n'est pas assez. Le bricolage tue. Combattons cette drogue des temps modernes qui massacre des enfants et, heu, et fait mal aux mains. Faisons pression sur nos députés, signons des pétitions, exigeons la création d'une loi pour interdire purement et simplement la pratique de cette activité macabre. De même, insistons sur le dépistage génétique, dés 3 ans, des bricoleurs potentiels.

Pour une société apaisée, vous aussi, dites NON au bricolage.
Merci.

dimanche 14 juin 2009

Le bashfr du jour (simple, classique, mais efficace)

(Elfange) Allez fais pas la gueule reviens...
(Elfange) en plus t'es moche quand tu boudes :s
(Caillou) Euh je fais pas la gueule ...
(Elfange) Ah ?! Alors t'es moche tout le temps

mardi 6 janvier 2009

Happy New Year Acid Trip [1/3] [1er jet rapide]

     Jeudi premier janvier 2009. 17H17 sur l’horloge digitale du micro-onde. L’esprit embrumé et le moral plein d’hématomes, je regarde béatement le monde extérieur à travers la fenêtre. Le ciel est triste. Il est couleur bleu éteint. Les nuages sont gris et bas, on dirait presque qu’ils menacent de s’effondrer. L’horizon est semblable à lui-même, inchangé, constant, quoi qu’il puisse se passer. Maussade.

mardi 11 novembre 2008

Pardon

Il y a trop de gens, trop de gens, et ma mémoire est défaillante. Je ne veux pas vous oublier, j'oublie, c'est tout; Jusqu'aux sentiments qui, à l'époque, m'ont fait défaillir. Je rêve si peu, et j'oublie ceux qui m'ont fait rêver. Pardon.

samedi 25 octobre 2008

Merde.

J'ai encore oublié d'acheter un timbre et une enveloppe.

...

Désolé :]

Sinon c'est chouette d'avoir autant de commentaires, ça fait plaisir \o/

jeudi 23 octobre 2008

Demain matin encore, mon haleine...

Regarde, ressent. C’est le moment qui précède l’ivresse. La réalité se trouble, les choses deviennent moins laides. Et même les gens, même les gens deviennent moins laids…

mardi 30 septembre 2008

L'Impasse

La plupart d'entre nous considérons la vie comme un chemin que nous traversons, parfois tranquille, parfois semé d'embûches. Ne dit-on pas "le chemin de la vie", ne parle-t-on pas du "chemin parcouru" ?

vendredi 12 septembre 2008

Requête administrative.

 Monsieur le Maire,

 C’est triste, un enterrement. Moi, je ne veux pas qu’on m’enterre. Je ne veux pas de stèle, de pierres, de monument sinistre érigé dans le but d’immortaliser mon souvenir. Je ne veux pas qu’on se souvienne de moi. Et pourquoi donc le devrait-on ?

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 Je ne me pose pas cette question sous l’impulsion d’un hypothétique complexe d’infériorité qui me pousserait à me rabaisser. Je ne la pose que par lucidité ; Je ne suis rien, comme chacun d’entre nous, rien qu’un léger sursaut d’imperfection dans l’immensité de la création. Espérer toucher du doigt l’immortalité en tentant d’imposer au monde une image de mon souvenir ne serait que vanité, inutile et méprisable. Une tombe pour chaque être humain, et après ? 

Pour chaque chien, pour chaque chat, pour chaque bactérie ? Vouloir bâtir un monument pour chacun de nos morts, ce n’est qu’une preuve de plus de la bassesse de notre espèce : nous sommes encore si peu civilisés que nous continuons à nous vautrer dans l’absurde illusion de trôner majestueusement au centre de l’univers. Nous nous complaisons dans cette idée rassurante d’importance, de supériorité de la race humaine, du caractère supposé unique et miraculeux de l’apparition de notre forme de vie soit disant si évoluée.

 Tout cela pour tenter piteusement de dissimuler le fait que nous sommes obsédés par l’idée de notre propre mort. Incapable que nous sommes d’appréhender notre disparition, nous construisons des tombes, pour cacher notre peur comme un enfant camoufle sa culotte sale sous son lit. Mais pauvres imbéciles, nous ne serons jamais immortels. Procréer ou construire des monuments aux morts n’y changera jamais rien.

 Non je ne veux pas qu’on m’enterre, car je sais ce que je suis. Une ébauche d’embryon de point de détail. Une minuscule cellule sale, invisible à l’œil nu. Si l’on pouvait observer l’univers de loin, l’humanité ne serait que la toute petite tâche de peinture qui gâche pourtant l’intégralité du tableau. Faites brûler ma chair, cramez ma vieille carcasse, au moins ainsi, je ne ferais plus partie de vous.

 Si cela pouvait être possible, j’aurais souhaité qu’on laisse mon cadavre pourrir et redevenir poussière à l’endroit où on l’a trouvé. Qu’on le laisse moisir au milieu de tous, posé là, comme un meuble. Qu’il fasse partie du paysage et vous rappelle ce que l’on est vraiment. Une sorte d’utilité post-mortem. Je sais cependant que ce vœu ne peut être exaucé. Alors dans ma mort, comme dans ma vie, j’accepterais de transiger, de faire, comme on dit, des concessions : Lorsque ma fin viendra, je vous en conjure, laissez donc son sens intact à ce si joli mot qu’est « disparaître ». Et s’il vous plait, s’il vous plait, incinérez-moi. Bien cordialement,…