mardi 6 janvier 2009

Happy New Year Acid Trip [1/3] [1er jet rapide]

     Jeudi premier janvier 2009. 17H17 sur l’horloge digitale du micro-onde. L’esprit embrumé et le moral plein d’hématomes, je regarde béatement le monde extérieur à travers la fenêtre. Le ciel est triste. Il est couleur bleu éteint. Les nuages sont gris et bas, on dirait presque qu’ils menacent de s’effondrer. L’horizon est semblable à lui-même, inchangé, constant, quoi qu’il puisse se passer. Maussade.

mardi 11 novembre 2008

Pardon

Il y a trop de gens, trop de gens, et ma mémoire est défaillante. Je ne veux pas vous oublier, j'oublie, c'est tout; Jusqu'aux sentiments qui, à l'époque, m'ont fait défaillir. Je rêve si peu, et j'oublie ceux qui m'ont fait rêver. Pardon.

samedi 25 octobre 2008

Merde.

J'ai encore oublié d'acheter un timbre et une enveloppe.

...

Désolé :]

Sinon c'est chouette d'avoir autant de commentaires, ça fait plaisir \o/

jeudi 23 octobre 2008

Demain matin encore, mon haleine...

Regarde, ressent. C’est le moment qui précède l’ivresse. La réalité se trouble, les choses deviennent moins laides. Et même les gens, même les gens deviennent moins laids…

mardi 30 septembre 2008

L'Impasse

La plupart d'entre nous considérons la vie comme un chemin que nous traversons, parfois tranquille, parfois semé d'embûches. Ne dit-on pas "le chemin de la vie", ne parle-t-on pas du "chemin parcouru" ?

vendredi 12 septembre 2008

Requête administrative.

 Monsieur le Maire,

 C’est triste, un enterrement. Moi, je ne veux pas qu’on m’enterre. Je ne veux pas de stèle, de pierres, de monument sinistre érigé dans le but d’immortaliser mon souvenir. Je ne veux pas qu’on se souvienne de moi. Et pourquoi donc le devrait-on ?

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 Je ne me pose pas cette question sous l’impulsion d’un hypothétique complexe d’infériorité qui me pousserait à me rabaisser. Je ne la pose que par lucidité ; Je ne suis rien, comme chacun d’entre nous, rien qu’un léger sursaut d’imperfection dans l’immensité de la création. Espérer toucher du doigt l’immortalité en tentant d’imposer au monde une image de mon souvenir ne serait que vanité, inutile et méprisable. Une tombe pour chaque être humain, et après ? 

Pour chaque chien, pour chaque chat, pour chaque bactérie ? Vouloir bâtir un monument pour chacun de nos morts, ce n’est qu’une preuve de plus de la bassesse de notre espèce : nous sommes encore si peu civilisés que nous continuons à nous vautrer dans l’absurde illusion de trôner majestueusement au centre de l’univers. Nous nous complaisons dans cette idée rassurante d’importance, de supériorité de la race humaine, du caractère supposé unique et miraculeux de l’apparition de notre forme de vie soit disant si évoluée.

 Tout cela pour tenter piteusement de dissimuler le fait que nous sommes obsédés par l’idée de notre propre mort. Incapable que nous sommes d’appréhender notre disparition, nous construisons des tombes, pour cacher notre peur comme un enfant camoufle sa culotte sale sous son lit. Mais pauvres imbéciles, nous ne serons jamais immortels. Procréer ou construire des monuments aux morts n’y changera jamais rien.

 Non je ne veux pas qu’on m’enterre, car je sais ce que je suis. Une ébauche d’embryon de point de détail. Une minuscule cellule sale, invisible à l’œil nu. Si l’on pouvait observer l’univers de loin, l’humanité ne serait que la toute petite tâche de peinture qui gâche pourtant l’intégralité du tableau. Faites brûler ma chair, cramez ma vieille carcasse, au moins ainsi, je ne ferais plus partie de vous.

 Si cela pouvait être possible, j’aurais souhaité qu’on laisse mon cadavre pourrir et redevenir poussière à l’endroit où on l’a trouvé. Qu’on le laisse moisir au milieu de tous, posé là, comme un meuble. Qu’il fasse partie du paysage et vous rappelle ce que l’on est vraiment. Une sorte d’utilité post-mortem. Je sais cependant que ce vœu ne peut être exaucé. Alors dans ma mort, comme dans ma vie, j’accepterais de transiger, de faire, comme on dit, des concessions : Lorsque ma fin viendra, je vous en conjure, laissez donc son sens intact à ce si joli mot qu’est « disparaître ». Et s’il vous plait, s’il vous plait, incinérez-moi. Bien cordialement,…


dimanche 13 juillet 2008

Alcool & créativité

On dit souvent que l'usage d'alcool ou de drogues stimule et décuple la créativité. On pourrait penser que je suis mal placé pour m'exprimer sur le sujet, ayant une créativité proche du zéro absolu. Mais l'alcool par contre, je connais bien.

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Personnellement, je crois que je n'écris pas une ligne de texte sans apercevoir un verre dans mon champs de vision, coincé entre le stylo, le carnet et les feuilles imprimées. Mais ça ne signifie pas que l'alcool est nécessaire à la création : ça ne diffère pas du reste, et l'alcool m'est nécessaire tout court, je suis incapable de faire quoi que ce soit sans en avoir au préalable ingurgité une certaine quantité.

Je ne peux pas travailler sans alcool, je ne peux pas m'amuser sans alcool, je ne peux pas réfléchir, séduire, baiser, supporter, croire, penser, être, sembler, sans ma dose.

Difficile, du coup, de savoir si l'alcool stimule ou non l'intellect et la créativité. Si j'en avais la preuve, je plongerais volontiers encore plus profond au sein de ce délicieux piège, ce serait si commode d'avoir une justification valable au yeux d'autrui pour me détruire à petit feu, m'effacer dans cette passion, me supprimer avec délectation, plaisir au coin des lèvres, gout agréable au fond de la gorge, air de connaisseur tatoué au visage, genre "je savoure". Oh oui, je la savoure, ma mort. "Regardez, je me suicide, c'est pour mon Oeuvre".

Sauf que. Plus je bois, plus j'écris, plus je bois en écrivant, plus j'écris pour boire, plus je bois pour croire que je vais écrire ou pour oublier que je n'écris pas, et plus je me rend compte que, dans ce domaine encore plus que dans tout autre, l'alcool ne me sert à rien. A quoi bon chercher une justification, à quoi bon vouloir lui donner une utilité, vouloir en tirer un quelconque bénéfice ? Je suis son esclave, et ainsi tout est dit.

Je ne peux pas savoir ce que j'écris, non alcoolisé. Il faudrait retrouver mes dissertations de collégien, pour ça. Mais je sais comment j'écris, trop alcoolisé. Impossible de se fixer sur un plan pré-établi. Impossible d'arriver à se souvenir des mots "sur le bout de la langue", se montrant de plus en plus nombreux. Répétitions infinis et lourdeurs proches du discours d'un pilier de comptoir. Ecriture indéchiffrable... Les ratures deviennent rageuses, déchirent le papier et donnent encore plus soif. Des flashs d'euphories m'agressent lorsque je crois avoir accouché d'une phrase infiniment belle et poétique, alors qu'elle se révèle n'avoir strictement aucun sens à la lueur de la presque-sobriété.

Non, l'alcool n'aide en rien, ne stimule en rien la créativité, la mienne, en tout cas. Même le premier jet, même l'écriture libre ou intuitive se révèle médiocre, accompagnée de trop de cette eau-de-survie.

Mais je ne peux pas faire autrement. Ma gorge, mes tripes, mon âme m'imposent de me resservir encore. Je bois pour savoir écrire, je n'y arrive pas, ça me donne soif, je rebois, je n'y arrive plus, et plus les verres s'enfilent, moins les pages sont épaisses. Boire m'empêche d'écrire mais m'aide à comprendre que tout est à refaire, que tout est mauvais, nul, ce n'est plus un embryon de nouvelle sous mes yeux, c'est un régiment, une armée d'immondes lignes, de phrases dégoutantes, de lettres balafrées, chaque mot ressemble à un porc, au regard lubrique et au sourire imbécile et suffisant. Ils se regroupent et font la guerre pour détruire mon histoire comme on viole une civile, pour briser ma création comme on brule un village.

C'est ainsi. L'alcool ne m'aidera pas mais m'est nécessaire, vital, indispensable. Tout est une question de dosage. En prendre assez pour faire taire ses appels incessants, et pouvoir ainsi me consacrer entièrement à mon art, mais réussir à me limiter pour ne pas tomber dans les sables mouvants de la nullité et du découragement.

Tout en sachant que si je dois faire un choix un jour, trancher entre écrire ou boire, je sais dors et déjà de quel côté je me tournerais, sans hésitation aucune. Je peux faire semblant d'écrire, je peux me persuader qu'en réalité, je continue. Pour la boisson, en revanche, cela fait déjà longtemps que je sais que je ne peux plus m'illusionner plus avant...

samedi 21 juin 2008

On en apprend des choses, sur le 'ternet.. !

Disgression

On utilise parfois à tort le mot disgression pour digression. En effet, la forme disgression n’existe pas et constitue un barbarisme.

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Le mot digression vient du latin digressio « action de s’éloigner ». En rhétorique, le mot latin digressio signifie plus précisément « action de s’écarter du sujet ». En français, le nom digression désigne couramment un développement oral ou écrit qui s’écarte du thème principal.

Exemples :

- Dans ses discours, Pierre se lance souvent dans des digressions philosophiques. (et non : disgressions)

- Après avoir fait une longue digression, il est revenu à notre sujet. (et non : disgression)

- J’aime bien cet auteur dont les textes sont toujours ponctués de digressions amusantes sur le genre humain. (et non : disgressions)

L’emploi erroné et très fréquent de disgression pour digression peut s’expliquer par l'influence de mots formés du préfixe dis-, qui indique la séparation, la différence ou le défaut, comme discontinuer, disjoindre, disjoncter, disparaître et disharmonie. Par analogie, on ajoute un s après di- pour rattacher digression à cette série lexicale. Comme le nom digression évoque l’idée d’une séparation d’avec le propos principal, la forme dis- semble s’être imposée dans l’esprit de certains locuteurs. En fait, digression vient du latin digressio, qui vient lui-même de digredi « s’éloigner du sujet » formé justement du préfixe dis- et de gredi « marcher, s’avancer ». Cependant, en latin le s de dis- disparaissait devant la consonne g.

mardi 20 mai 2008

Pérégrinations sur la toile... #3

Rue du Colisée, dans le 8e, un livreur pousse un gros chariot à roulettes sur la chaussée. Derrière lui un conducteur agacé klaxonne plusieurs fois, puis passe la tête par fenêtre et crie :
- Tu peux pas aller sur le trottoir ?
Le livreur répond :
- J'ai l'air d'une pute ?



Entendu à Paris est un blog collaboratif permettant à ses visiteurs de partager quelques bons mots entendus ici et la dans les rues de notre capitale. Moins drôle que les classiques bashfr ou vdm, mais souvent beaucoup plus poétique.

Dans un train direction Rambouillet, il y a peu de place pour s'asseoir. Une jeune fille blonde s'assoit sur les marches. Un homme d'une quarantaine d'années arrive, elle se lève pour le laisser passer, il lui dit :
- Vous êtes enceinte Mademoiselle ?
- Euh... non, pourquoi ?
- Eh bien, vous pouvez me laisser votre place alors !
- Vous êtes enceinte Monsieur ? Non ? Eh bien, je me rassois alors.


Un dernier, pour la route :

Dans le bar Le Cochon à l'Oreille, rue Montmartre, une femme au comptoir se rend compte qu'on ne lui à pas servi la 1664 promise mais une Leffe. Le patron lui fait remarquer qu'elle aurait pu s'en rendre compte avant d'avoir bu la moitié du brevage. Elle répond:
- J'm'en suis rendu compte parce que j'ai arrêté de parler. Mon cerveau s'est remis en route.

mercredi 7 mai 2008

EXCLUSIF : Le président chinois Hu Jintao invite le dalaï lama à sa pendaison de crémaillère !

Pour tous les gens qui sont arrivés ici en cliquant sur un lien via google :

Mais arrêtez de cliquer n'importe ou !

Pour les autres, voila, juste une preuve que je suis encore en vie. Et que mon humour est toujours pire que la veille.

Le monde change. Nos repères se brouillent. Réchauffement climatique. Droits de l'homme bafoués en Chine et en France. Election du premier nain de la première personne de petite taille à la Présidence de la République. Mondialisation. Globalisation. Précarisationté. Libération sexuelle. Fin de Julie Lescaut. Oui. Tout change, tout bouge. Tant de choses arrivent, qu'on aurait qualifiés d'impossible il y a encore quelque mois.

Tout ça pour dire que ouais, c'est vrai, si si, j'ai du taf.

[Edit] : Et le lien du jour : "Comment le mariage reproduit les inégalités."