lundi 10 décembre 2007

« Ce dont tu as besoin, c'est d'un "Toi"... » (Ch. 1)

Dernièrement, je lis beaucoup. Je n’ai pas grand-chose d’autre à faire, ici. Récemment, j’ai lu quelque chose comme : « Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’on peut devenir fou en passant une minute à réfléchir à quelque chose. Non. Je suis de ceux qui l’affirment. » J’en suis aussi. Et de même, je ne suis pas de ceux qui pensent qu’on peut devenir fou on côtoyant de trop prêt la démence de quelqu’un d’autre. Non. Je suis de ceux qui, amers, ne le savent que trop bien.

Moi, mon problème dans la vie, si c’est un problème, c’est que je n’ai aucune personnalité. J’ai toujours été un suiveur. Je me suis toujours laissé porter par le flot des évènements. Je n’aime pas être seul, je ne me sens exister qu’au sein d’un groupe. J’ai besoin des références et des valeurs des autres. Je ne pense rien, je pense comme mes amis du moment. Je suis de gauche. Je suis de droite. Ça dépend des personnes à qui je m’identifie, à un moment donné. Je ne suis ni pour, ni contre : je suis d’accord.

En fin de compte, tant que je n’en avais pas vraiment conscience, je vivais tout ça très bien. Je pensais faire preuve d’empathie, je tenais ça pour une qualité. Jusqu’à Dean, en fait. Jusqu’à mon mariage.

Je voyais le mariage comme une formalité. J’étais le seul de mon groupe d’amis, à l’époque, à être encore célibataire, et je ne voulais pas être singulier, différent. En un mot, je désirais ardemment trouver une compagne avec qui passer mon existence, car je pensais que c’était ça la normalité.

J’ai trouvé mon bonheur en la personne de Marie-Claire. C’est simple : Marie-Claire, c’était « Madame-Oui ». Quoi que je lui dise, elle répondait « oui ». Un jour, je lui ai dis : « Tu me plais. Je te plais aussi ? », elle a répondu « oui ». Quelques jours plus tard, nous étions dans le même lit, le mien, où même la, elle a toujours acquiescée à la moindre de mes requêtes. Quelques mois plus tard, tout naturellement, je lui déclarais : « Passe-moi le sel. Tu veux m’épouser ? ». Ce à quoi elle répondit, comme à son habitude, par l’affirmative.

Encore quelques mois plus tard, nous nous marrions. Elle n’avait qu’à dire « oui » une fois de plus, je pense qu’elle connaissait son texte par cœur… C’est lors de cet évènement que je rencontrais Dean. Ni moi ni ma femme ne l’avions jamais vu. À ce jour, je n’ai toujours pas compris comment et pourquoi il s’était retrouvé là.

Oui. C’est ce jour là, probablement, que ma vie bascula…

2 commentaires:

Compagnionne a dit…

« Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’on peut devenir fou en passant une minute à réfléchir à quelque chose. Non. Je suis de ceux qui l’affirment. »
Mwai, cette phrase est definitivement vraie...
Foutue veritée

Yoxigen a dit…

Par contre je suis pas marié à un mec qui s'appelle Dean. DAKOR ???